MADELEINE BRES

Madeleine Brès est né dans le Gard, à Bouillargues,
Elle n’a jamais manifesté de goût particulier pour les études et pourtant à 24 ans elle décide de passer le bac qui lui est nécessaire pour faire médecine.
En 1868, elle entreprend de faire des études de médecine.
Sa thèse était : « De la mamelle et de l’allaitement »
Lorsqu’elle a participé à quelques « rares réunions » de « suffragettes », ça a toujours été pour y évoquer, à travers son rôle de femme médecin, une prolongation du rôle de « mère soignante ».
Elle a également accepté de se cantonner à la médecine pour les femmes et les enfants.
Ella a déclaré : « Est-ce que les femmes doivent faire de la clientèle sans sélection et traiter toutes sortes de maladies ? Je persiste à croire, pour mon compte, qu’elles doivent s’en tenir à la spécialité des femmes et des enfants. Personnellement, je n’ai jamais donné de consultation à un homme. Je me suis tout entière consacrée à la médecine d’enfants. »
Elle est morte en 1921 dans une extrême pauvreté.

LA FEMME SANS VOIX

La femme sans voix ne s’exprimera plus.

LINDA SCHEIM

Linda Scheim, née le 6 mars 1800, est une fleuriste visionnaire surnommée la fabuleuse fleuriste. Ne sachant pas dessiner, elle créait ses incroyables compositions florales à partir de taches d’aquarelle, qu’elle utilisait comme point de départ pour imaginer ses bouquets. Sa méthode intuitive donnait naissance à des créations poétiques, libres et profondément sensibles. Discrète et avant-gardiste, elle a marqué l’histoire de l’art floral par son approche unique, mêlant nature, imagination et liberté. C’est sous forme d’expositions d’aquarelles que son travail est aujourd’hui montré. La date de sa mort reste inconnue.

JEANNE D’ALBRET

‏Jeanne d’Albret, née le 16 novembre 1528 à Saint-Germain-en-Laye, est la fille du roi de Navarre, Henri d’Albret, et de Marguerite de Navarre, sœur de François Ier. Éduquée dans un milieu humaniste, elle montre dès son jeune âge une forte personnalité. En 1548, elle épouse Antoine de Bourbon, avec qui elle aura plusieurs enfants, dont le futur roi Henri IV.

Reine de Navarre à la mort de son père en 1555, Jeanne se convertit au protestantisme en 1560, devenant une figure majeure de la Réforme en France. Elle fait de son royaume un refuge pour les protestants persécutés et soutient activement la cause huguenote pendant les guerres de Religion. Elle joue un rôle politique important, notamment en organisant les alliances protestantes.

Femme de conviction, Jeanne d’Albret meurt à Paris le 9 juin 1572, peu avant le mariage de son fils avec Marguerite de Valois. Elle reste une figure emblématique du protestantisme français et une femme de pouvoir remarquable

MARIE-AURORE DE SAXE

Marie-Aurore de Saxe, comtesse de Horn, puis Madame Dupin de Francueil, est née à Paris le 20 septembre 1748 et morte à Nohant-Vic (Indre), le 26 décembre 1821. Fille naturelle du maréchal Maurice de Saxe, elle est la grand-mère de George Sand. Libre-penseuse, adepte des philosophes tels que Voltaire, Jean-Jacques Rousseau ou Buffon, la vie de Marie-Aurore de Saxe est marquée par les péripéties de l’Histoire et les drames personnels.

PAN YULIANG

Pan Yuliang, née en 1895 en Chine, est une peintre pionnière de l’art moderne chinois. Orpheline très jeune, elle est vendue à une maison close avant d’être recueillie par un fonctionnaire qui soutient son éducation. Elle étudie aux Beaux-Arts de Shanghai, puis poursuit sa formation à Paris et Rome, où elle adopte les techniques occidentales tout en conservant des éléments de l’esthétique chinoise. Elle est l’une des premières femmes chinoises à peindre des nus féminins, ce qui lui vaut admiration à l’étranger mais critiques en Chine. Son œuvre mêle tradition et modernité, mettant en avant l’expression personnelle et la liberté artistique. Reconnue internationalement, elle passe une grande partie de sa vie en France, où elle meurt en 1977. Pan Yuliang est aujourd’hui célébrée comme une figure majeure de l’art moderne chinois et une femme libre dans une époque conservatrice.

MARIANNE

Selon Chat GPT : Marianne est le symbole de la République française et incarne les valeurs fondamentales de liberté, égalité et fraternité. Représentée sous les traits d’une femme portant souvent un bonnet phrygien, elle apparaît dès la Révolution française comme une figure allégorique du peuple en lutte pour ses droits. Marianne symbolise la démocratie, la souveraineté du peuple et l’attachement aux principes républicains. Présente dans les mairies, sur les pièces de monnaie ou les timbres, elle évolue au fil du temps, parfois douce, parfois combative, mais toujours engagée. Elle représente aussi l’unité et la continuité de la République face aux épreuves. À travers elle, la France affirme son identité républicaine et la défense des droits de l’homme.

ADA LOVELACE

Ada Lovelace, née en 1815, est reconnue comme la première programmeuse de l’histoire. Fille du poète Lord Byron et de la mathématicienne Annabella Milbanke, elle grandit loin de son père, que sa mère quitte peu après sa naissance. Annabella lui offre une éducation poussée en mathématiques et en sciences. En 1832, Ada rencontre la scientifique Mary Sommerville, puis, en 1833, le mathématicien Charles Babbage, inventeur d’une machine analytique, ancêtre de l’ordinateur. Ada traduit et annote ses travaux, y ajoutant un algorithme destiné à être exécuté par une machine. Ce travail fait d’elle la pionnière de la programmation informatique. Visionnaire, elle entrevoit déjà le potentiel des machines au-delà du simple calcul. Ada Lovelace meurt en 1852, mais son apport reste fondamental dans l’histoire de l’informatique.

LOUISE JOSEPHINE SARRAZIN DE BELMONT

Louise Joséphine Sarrazin de Belmont, née en 1790 à Besançon, est une peintre française reconnue pour ses paysages et ses vues architecturales. Élève d’Antoine-Jean Gros, elle s’inscrit dans la tradition du romantisme, alliant sensibilité poétique et précision topographique. À une époque où les femmes artistes sont rares, elle parvient à se faire une place grâce à son talent et à sa persévérance. Elle expose régulièrement au Salon à partir de 1812 et voyage en Italie, notamment à Rome et à Naples, d’où elle tire une grande partie de son inspiration. Ses œuvres, souvent marquées par une lumière douce et une composition équilibrée, révèlent une grande maîtrise du dessin. Louise Joséphine Sarrazin de Belmont meurt en 1871, laissant une œuvre discrète mais raffinée, qui contribue à ouvrir la voie aux femmes dans le monde de l’art au XIXe siècle.

 

CAMILLE MOUSSON DE LESTANG

Camille Mousson de Lestang (née en 1820)

est une figure historique remarquable,
pionnière du monde équestre au XIXe siècle et une femme d’exception dans un milieu dominé par les hommes.
Née dans une famille aristocratique, elle bénéficie d’une éducation soignée qui, au lieu de la cantonner aux rôles traditionnels de la femme de son époque, la pousse à se forger une identité unique, marquée par l’amour du cheval et de l’équitation. Elle milite pour la reconnaissance des femmes dans les sports équestres, et son influence s’étend au-delà des frontières de la France. Elle prend part à des rencontres internationales, partageant ses expériences et ses connaissances. Dans les salons parisiens, Camille devient une voix importante pour promouvoir l’accès des femmes à l’éducation équestre, tout en soulignant l’importance de l’autonomie et de la liberté pour les femmes de son époque.
Les exploits de Camille Mousson de Lestang ne sont pas seulement ceux d’une cavalière de talent, mais ceux d’une femme pionnière, qui a su défier les normes de son époque et ouvrir la voie à de futures générations de femmes passionnées par l’équitation.